Retour sur « un weekend qui peut sauver des vies »…
Le week-end dernier, 10 pratiquants de sports de montagne (skieurs de randonnée, raquettistes ou encore professionnel de la montagne) ont appris les gestes de secours permettant de réagir efficacement en cas d’avalanche.
La première journée débute par une phase en salle de formation, directement aux pieds des pistes des Angles, pour découvrir le concept de sauvetage avalanche en autonomie : c’est le « compagnon de cordée » qui est le plus proche de la victime pour lui porter secours et donc lui sauver la vie. Tous ont ainsi approfondi leur connaissance du matériel technique. On parle du triptyque de sauvetage avalanche, à savoir le DVA (pour Détecteur de Victime d’Avalanche), la pelle et la sonde. Avec Guillaume, on comprend qu’il faudra rajouter le cerveau : sans formation ni entraînement, ce matériel perd une grosse partie de son intérêt…

Puis, sac sur le dos et raquettes aux pieds, on part sur le terrain pour une phase d’ateliers pratiques. La neige est au rendez-vous avec plus d’1m d’épaisseur sur le site choisi avec soin par le formateur. Au programme : contrôle des DVA au sein du groupe, compréhension des notions essentielles comme la largeur de bande de recherche, les interférences ou encore la procédure générale de recherche.



Là, ça devient concret : recherche de signaux et d’indices de présence, recherche approximative, recherche fine, sondage et enfin pelletage pour dégager la victime. À peine le temps d’avaler un bout de sandwich, que déjà les scénarii de mise en pratique sont en place. Désormais, c’est collectivement que tous les participants devront gérer la sécurité du site et du groupe, passer l’alerte, et enfin rechercher plusieurs victimes ensevelies. Les rôles de chacun se mettent en place, et tous comprennent que le leader est aussi important que le sauveteur qui creuse à la pelle pour dégager la victime…

Une journée dense mais particulièrement intéressante et utile, surtout dans le contexte actuel où de nombreuses victimes d’avalanche sont à déplorer dans différents massifs montagneux.
Le lendemain, le thème est : « Maintenant que la victime est dégagée, on fait quoi pour lui faire gagner des minutes de survie en attendant les secours professionnels ? »
Toute la journée, les participants découvrent les différentes pathologies qui sont rencontrées en cas d’avalanche, avec principalement le risque hémorragique lié aux traumatismes du « brassage » sous la coulée de neige, l’asphyxie par obstruction des voies aériennes à cause d’un bouchon de neige, ou encore l’hypothermie suite à l’exposition au froid. Beaucoup d’informations précises et assez techniques, rendues accessibles par la pédagogie adaptée de Guillaume. À la clé, des notions simples à retenir, des gestes faciles à réaliser, et un matériel léger polyvalent et peu onéreux à détenir dans son sac, pour permettre à tous d’être « le premier maillon de la chaîne survie ».

En partenariat avec l’ANENA (Association Nationale d’Etude de la Neige et des Avalanches), un grand merci à la station des Angles qui s’est impliquée dans la sécurité des pratiquants de la montagne en formant ce weekend 10 nouveaux Sauveteurs Autonomes en Avalanche !